Etre le proche d’un patient

Quand et comment aider notre proche?

Lorsque notre proche rentre à la maison après une atteinte cérébrale et une longue hospitalisation, nous sommes presque autant heureux que lui. Mais selon ses difficultés et leur impact dans le quotidien, de nombreux aménagements doivent être mis en place. Cela apporte des changements dans l’organisation familiale que nous avions auparavant.

On a de la peine à comprendre pourquoi notre proche est rapidement fatigué, pourquoi il ne peut pas se concentrer comme avant, pourquoi il s’énerve plus facilement. Nous souhaitons qu’il se sente le mieux possible et nous voulons lui faciliter la vie. Cela peut nous amener à une envie de le surprotéger et d’anticiper un maximum. C’est une attitude naturelle mais  pas toujours bénéfique. Trop aider peut empêcher notre proche de se rendre compte de ce qu’il est capable de faire. Il peut aussi se sentir infantilisé ou incapable. Alors comment savoir si on fait trop ou pas assez ? Discuter avec notre proche (lorsque cela est possible) à propos de ce qu’il souhaite comme soutien et définir quand et comment ce soutien permettra de procurer une aide plus efficace, sans nuire votre relation.

Toutefois, ce n’est pas toujours évident pour notre proche de savoir quand et comment être aidé. Il est alors plus difficile d’appréhender les moments où nous sommes utiles, et notre aide peut également être refusé. Il ne faut pas hésiter à en discuter alors avec les thérapeutes et notre proche pour que nous puissions comprendre les difficultés, savoir quand nous devons être un soutien pour lui, et s’imposer quand c’est nécessaire.

Et moi dans tout ça?

On tente de gérer le quotidien, nos angoisses, nos incompréhensions. Dans cette épreuve, il est aussi essentiel que nous puissions penser aussi à nous. Nous ne pourrons pas soutenir notre proche comme nous le souhaitons si nous ne prenons pas aussi des petits moments pour souffler. Nous devons essayer de conserver des activités qui nous font du bien, comme les loisirs que nous avions avant l’accident par exemple. Nous pouvons réserver des moments juste pour nous, seul ou avec nos amis, mais sans notre proche, cela nous permettra de relâcher autant que possible la pression du quotidien, et de penser à autre chose. Solliciter l’aide d’autres proches ou d’un réseau externe de manière ponctuelle est une solution à envisager. En sachant que ce n’est pas toujours simple de demander de l’aide, commencez par de petites choses, vous vous sentirez progressivement plus à l’aise.