Expliquer aux autres nos difficultés

Certains réagissent trop, d’autres banalisent

« Que va-t-il/elle penser de moi ? » « Ai-je l’air suffisamment normal » ?

Après une atteinte cérébrale ces questionnements peuvent peu à peu nous venir à l’esprit. Dans la vie de tous les jours, il n’y a pas toujours le regard compréhensif et soutenant du personnel soignant, des thérapeutes ou des médecins. Les gens autour de nous ne connaissent pas forcément les conséquences d’une atteinte cérébrale ou nos difficultés.  Il y a ceux pour qui tout est dramatique et qui vont réagir de manière excessive à la moindre difficulté, et il y a ceux  qui ont tendance à banaliser des choses qui sont importantes pour nous. Il y a ceux aussi qui ne savent même pas ce qui nous est arrivé ! C’est le cas de la caissière au supermarché ou de celui qui est derrière nous dans la queue  qui s’impatiente avec le temps qu’on prend pour payer et ranger nos courses en même temps qu’on discute du beau temps avec eux.

Ne pas entrer dans les détails si vous n’avez pas envie

Devons nous expliquer ce qui nous arrive ? Inutile d’aller dans les détails si on ne se sent pas à l’aise ou si on n’a pas envie. Parfois une phrase toute simple qu’on répète dans différentes situations peut être la solution. Du style « excusez-moi, j’ai eu quelques soucis de santé récemment, il me faut plus de temps ».

Et que dire à ceux qui nous connaissent bien ou qui nous voient régulièrement, comme par exemple les voisins et la famille lointaine ? Expliquer la même histoire de nombreuses fois peut être lassant et parfois nous fait revivre des émotions lorsqu’on n’en a pas envie.  Rester synthétique, utiliser des mots simples pour expliquer ce qu’on a peut permettre de clarifier certaines choses et de passer à un autre sujet. Le regard des autres peut être, gênant, mais il n’est pas forcément empreint de jugement,  il s’agit le plus souvent d’interrogations.

Expliquer aux proches vos besoins et envies

Pour les plus proches, c’est probablement utile et important d’expliquer ce que l’on ressent et les changements que l’on perçoit. De cette manière ils pourront mieux nous comprendre et être à l’écoute de nos besoins. Cependant, notre maladie ne doit pas devenir l’unique sujet de conversation, il est important de pouvoir parler d’autres choses ! Retrouver les intérêts d’avant et les sujets de discussions que nous avions avec cette personne permet aussi de défocaliser le regard porté sur nous et sur la maladie.

Comment avez-vous expliqué vos difficultés à vos amis et à vos proches ?

Avez-vous déjà perçu ce regard jugeant et comment y avez-vous fait face ?