Les conséquences possibles d’un traumatisme crânio-cérébral (2/3)

Article rédigé par Béatrice Léemann, Médecin adjoint agréé, neurologue

La symptomatologie après un TCC dépend en particulier des zones du cerveau qui ont été lésées et du nombre et étendue des lésions.

Elle peut comprendre des troubles physiques, cognitifs et/ou affectifs très divers.

Ci-dessous quelques exemples.

Physiques

  • Vertiges, nausées, sensibilité à la lumière, mal de tête, fatigabilité.
  • Troubles moteurs comme faiblesse, raideur (spasticité) et perte d’équilibre.
  • Troubles sensoriels comme vison floue, vision double, troubles sensitifs, perte d’audition et/ou bruit dans les oreilles, perte d’odorat.
  • Trouble de la déglutition.
  • Crises épileptiques : activité électrique anormale paroxystique de neurones (sorte d’orage) se manifestant par exemple par l’apparition brusque et transitoire de mouvements saccadés et/ou d’une perte de connaissance.

Cognitives

  • Problème de mémoire : les événements survenus juste avant et après un TCC sévère n’ont pas pu être enregistrés correctement par le cerveau et ne peuvent donc pas être remémorés. Parfois cela peut porter au départ sur plusieurs jours voir semaines ou mois. L’enregistrement de nouvelles informations peut aussi être touché (voir page mémoire).
  • Difficultés de langage : trouver et/ou produire et/ou comprendre des mots et des phrases par oral ou par écrit.
  • Diminution de la concentration.
  • Peine à anticiper, initier, planifier, et mener à terme de façon entièrement correcte une action. Cela peut entraver l’autonomie dans les activités de tous les jours (toilette-habillage, courses-cuisine, ménage, gestion de rendez vous et des médicaments, taches administratives) et/ou la reprise du travail.

Affectives

  • Difficulté à gérer les émotions : irritabilité accrue, moins de tolérance à la critique, à la frustration ou au stress (voir page émotion)
  • Anxiété et dépression.