Les émotions

Les outils autrefois à disposition pour gérer les émotions ne sont plus forcément accessibles

« Impossible d’imaginer vivre sans émotions, mais difficile de vivre avec… ». Avez-vous déjà observé quelle est votre manière habituelle de réagir lorsque vous vous sentez triste, anxieux ou énervé ? En général nous avons tous nos bouées de secours pour faire face aux émotions qui nous submergent : s’isoler un moment, discuter avec nos amis et notre famille, faire du sport ou se distraire de différentes manières…  Il n’est pas rare que les défis intellectuels et le travail fassent partie de la boîte à outils pour gérer les émotions du quotidien. Toutefois, après une atteinte cérébrale, les outils autrefois à disposition ne sont plus forcément accessibles (cela peut être aussi temporaire !). Lorsqu’on est en arrêt de travail, qu’on se fatigue rapidement ou qu’on a l’interdiction de pratiquer du sport, il faut aller piocher d’autres outils pour gérer les émotions avec lesquels on n’est pas forcément à l’aise.

Les émotions nous protègent

Mais attention,  gérer les émotions ne signifie pas les supprimer ! Les émotions (positives ou négatives) font partie de nous et ont un rôle protecteur.  L’idée est donc plutôt de contrôler les manifestations pour qu’elles ne soient pas trop intenses, fréquentes ou de très longue durée au point d’interférer avec nos activités, notre bien-être et celui des proches. Mais parfois il faut juste s’autoriser à  les laisser sortir telles quelles .

S’observer pour mieux gérer

Observer comment on réagit et le contexte de survenue est déjà un premier pas pour mieux gérer ses émotions :

  • Qu’est-ce qui se passe dans notre corps (bouffées de chaleur, tremblements, accélération du rythme cardiaque…),
  • Et dans notre « tête » quelles sont les pensées qui défilent ?
  • Comment on réagit à la situation (quelles sont nos actions ou nos comportements)?
  • Quel est le contexte de survenue de ces émotions (quand que suis seul ou avec du monde, plutôt le soir ou le matin ? Lorsque j’ai faim, lorsque j’ai soif, lorsqu’il y a du bruit ? Lorsqu’on me parle de l’accident ? Lorsque je suis confronté à une difficulté cognitive ou motrice ?

En observant nos émotions, nous pouvons nous autoriser à les ressentir, mieux les accepter, et si nécessaire, trouver des portes d’entrées pour les gérer.

Arrivez-vous à observer vos émotions ? Comment y parvenez-vous ?

Quels sont vos nouveaux outils pour les gérer ?