Mieux comprendre le traumatisme crânio-cérébral (1/3)

Article rédigé par Béatrice Léemann, Médecin adjoint agréé, neurologue

Lors d’un choc sur la tête on parle de Traumatisme Crânio Cérébral (abréviation : TCC) si le cerveau ou ses enveloppes (méninges) ont été endommagés. En revanche, s’il en résulte uniquement un hématome sous la peau (bosse), une plaie du cuir chevelu ou une fracture du crâne sans lésion intérieure il s’agit plutôt d’un traumatisme crânien.

Pour qu’il y ait un TCC, un choc impact extérieur sur la crâne n’est pas forcement nécessaire car une forte accélération /décélération/rotation peut suffire à entrainer des lésions  cérébrales : le cerveau se cognant contre l’os du crâne et/ou subissant des lésions de cisaillements en son sein.

En phase aigue, le TCC est considéré comme « léger » si la perte de connaissance est courte (minutes), on parle alors souvent de commotion cérébrale, et « sévère » s’il y eu une période d’inconscience (coma) de plus de 8 heures.

Par la suite la sévérité est jugée plutôt en fonction des conséquences de celui-ci.

Les difficultés présentées après un traumatisme crânio cérébrale sont très variables et dépendent en particulier des zones du cerveau qui ont été lésées et du nombre et étendue des lésions. Elles peuvent être physiques, cognitives et/ou affectives (voir page : Quels sont les conséquences possibles d’un Traumatisme Crânio Cérébral).

Cependant même si des cellules nerveuses (neurones) ou des liaisons entre elles ont été détruites de façon définitive, une certaine amélioration des symptômes est attendue. Ceci est rendu possible grâce à la capacité du cerveau à se remodeler (plasticité cérébrale) et à l’apprentissage de moyens et stratégies de compensation. Ces processus sont plus marqués les premiers mois après le traumatisme et sont clairement favorisés par l’activité (ce qui est exercé de façon active va mieux récupérer) mais elles existent jusqu’à 2 ans ou plus.